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Brigitte Badier

Photographie - Texte - Film - Art numérique 


Blog

La Chaleur de l'indicible par Sabahudin Hadzialic

Publié le 27 juin 2018 à 17:35

DiogenPro Art magazine. Numéro 78. Juillet/août 2017. Brigitte Badier, France

L'édito de Sabahudin Hadzialic, rédacteur en chef de Diogen Pro Art Magazine


Les Mots de l'éditeur

Brigitte Badier

La Chaleur de l'indicible


La photographie est une sorte d'enfant terrible de l'art, surtout quand elle illustre une empreinte artistique montrant un instant figé de notre mémoire en mouvement.


Pourquoi ai-je précisément cette réaction devant la photographie d'art de Brigitte Badier ? Justement à cause de la mosaïque de réflexions confuses qui me conduit, en tant qu'observateur, à réfléchir à l'aspect indéfinissable de la forme au dépens de l'essence. Ses œuvres sont tout simplement à la frontière de la peinture à la brosse et/ou au crayon et inventent un art. De cette manière, comme un enfant terrible révolté, Brigitte crée un nouvel art de phénomène apparent sans abuser de la désintégration d'une présentation stéréotypée de l'Art photographique dans sa multi-dimensionnalité.


Ainsi, ses photos «personnelles», ses photos «générales», ses photos «de communication» ; ses photos de «protestation» tout comme ses photos «intemporelles» ne sont rien qu'un instant de mouvement stoppé pour se poser afin de contempler une nouvelle vision de création.


Les photographies que Brigitte nous présente sont les expressions d'elle-même, non seulement artistiques, mais aussi sociales, éducatives, des aspirations inspirées par l'éveil d'une réflexion provocant l'œil même de l'observateur. 


En même temps, en connectant les cultures, les lieux et les personnalités, au sein d'une communication basée sur le dialogue, Brigitte Badier, par la chaleur de l'empreinte, pousse à de nouvelles réflexions sur nous-mêmes, êtres humains de cette civilisation, souvent maudite.


Pourquoi maudite ? Parce que nous avons tout fait pour détruire le souvenir de nous-mêmes, en arrivant à tuer l'humanité durant ces cent dernières années, à force de guerres, de maladies et diverses formes expérimentales de génocide.


Cependant, on dirait que l'espoir est toujours là, même s'il s'estompe. C'est pour cette raison que cette artiste nous met constamment en garde, en montrant dans ses œuvres d'art la beauté du temps, des lieux et des êtres humains, dont les ombres qu'elle traque avec succès errent dans les rues de nos âmes.


On dirait que c'est cette chaleur de l'indicible qu'elle cherche à exprimer sous nos yeux.


Pour moi, c'est une réussite.


Maintenant, à vous de voir.


Sabahudin Hadžialić

Rédacteur en chef

Diogenpro.com

Juillet/août 2017






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